imnotdeadUne récente étude menée par l’ANAE (l’Association des agences évènementielles www.anae.org) auprès de ses membres révèle en ce mois d’octobre 2013 que le marché de l’événementiel conserve un bon niveau d’activité et se veut optimiste. La crise qui avait durement touché ce secteur il y a quelques années semble avoir un impact moins négatif qu’entre 2009 et 2012. Aujourd’hui, 39% des agences interrogées sont optimistes sur l’année à venir, un chiffre en augmentation par rapport aux années précédentes. Cet optimisme ambiant s’explique par plusieurs facteurs :

Une demande accrue sur une certaine typologie d’opérations
L’étude montre que c’est l’événementiel interne qui progresse le plus, car les entreprises cherchent à mobiliser leurs collaborateurs et à fédérer leurs troupes en temps de crise. L’événementiel grand public a également le vent en poupe, boosté par les collectivités locales qui plébiscitent ce format générateur du trafic en région. En contrepartie, les opérations événementielles à destination d’un public externe (clients et fournisseurs) et les voyages incentive stagnent.

Des appels d’offres en hausse
42% des agences ont répondu à plus d’appels d’offre (par rapport à Mars 2013). Néanmoins, restons réalistes, la compétition étant de plus en plus accrue, les agences doivent se surpasser et faire preuve d’ingéniosité pour proposer de nouvelles idées toujours dans un contexte de prix tendus. De plus, 55% des agences interrogées affirment que les délais de réponse aux appels d’offre sont de plus en plus raccourcis (contre 63 % en 2012), réel frein à la créativité – pourtant attendue par les clients. Contradiction, quand tu nous tiens…

Des perspectives de recrutement à court terme
37% des agences interrogées ont recruté depuis mars 2012 et 45% projettent de recruter dans les mois qui viennent (contre 30 % en avril 2012). Cela en partie pour répondre aux appels d’offres de plus en plus nombreux. Des chiffres encourageant qui confirment l’optimisme des dirigeants des agences quant aux mois qui s’annoncent.

Au final, cette étude souligne que, même si le marché reste très tendu, l’horizon s’éclaircit un peu. Face à la baisse des budgets, les agences sont aujourd’hui force de proposition pour inventer de nouveaux formats en allant aux devant des attentes de leurs clients. Exit l’ostentatoire et les paillettes. Place au sens et à l’humain. Alors non, l’événementiel n’est pas mort. Il résiste et opère sa mue pour mieux continuer à jouer son rôle principal : générateur d’émotion !