Avec les progrès des techniques de communication et la mondialisation, il est de plus en plus courant aujourd’hui pour un professionnel de se retrouver embarqué dans un projet impliquant des parties-prenantes de diverses nationalités. Qu’il s’agisse de fournisseurs, de clients ou de collaborateurs internes, il se retrouve alors confronté à des individus ayant des croyances, valeurs et comportements différents. Les codes diffèrent, et les opportunités de faux-pas et d’incompréhension sont d’autant plus importantes que les cultures qui communiquent sont éloignées.

De nombreux chercheurs ont écrit et débattu sur les différents facteurs de différentiation culturelle. Religion, mode de raisonnement, distance hiérarchiques, aversion pour le risque, notion du temps et de l’espace, masculinité vs féminité… Sans rentrer dans ces débats théoriques, je souhaite ici simplement lister mon TOP 5 des obstacles que nous rencontrons dès lors que nous entrons en communication avec une personne de pays et de culture différente.

LA LANGUE

Il s’agit bien évidemment de l’obstacle premier en matière de communication pour deux personnes de culture différente. Ne pas maitriser parfaitement la langue de son interlocuteur provoque des risques d’incompréhension et d’erreur de transmission de message. Avec l’anglais qui s’est imposé comme la langue universelle des affaires, on se retrouve d’ailleurs parfois avec des conversations en anglais entre 2 personnes (aussi bien l’émetteur que le récepteur du message) dont ce n’est pas la langue maternelle, multipliant d’autant plus les difficultés.

Notre conseil : en attendant d’être un jour bilingue (seule la pratique et les années vous permettront peut-être d’y arriver), assurez-vous régulièrement et par tous les moyens que votre message est bien compris par votre interlocuteur : en lui demandant de reformuler, en doublant vos conversations par un message écrit, en faisant appel à des traducteurs et interprètes professionnels pour vous assister…

LA COMMUNICATION NON VERBALE

Les gestes, les manières de se tenir, de serrer la main, de s’habiller, de regarder dans les yeux ou pas… tous ces comportements liés aux us et coutumes de chaque culture sont autant de sources possibles d’incompréhension et de mauvaise interprétation entre 2 interlocuteurs. Et si l’on se remémore que plus de 80% du message que nous délivrons relève de la communication non verbale, on comprend bien toute l’importance de ne pas préjuger du comportement de notre interlocuteur lors de nos échanges.

Notre conseil : ne soyez pas surpris ou ne prenez pas personnellement les gestes ou actions de votre interlocuteur, car – même inconsciemment – vous jugez selon vos codes culturels et non les siens. Prenez le temps de le découvrir et comprendre ses motivations avant de vous faire une opinion.

L’ETHNOCENTRISME

S’il y a bien une tendance universellement partagée, c’est la capacité de chacun d’entre nous à pratiquer l’ethnocentrisme. Nous nous considérons chacun comme le centre du monde, et le simple fait d’imaginer qu’une autre personne puisse penser différemment est un effort en soi.  Car communiquer avec d’autres cultures, c’est avant tout accepter que les cartes du jeu puissent être rebattues, et que nous ayons nous-même autant à nous adapter et à nous remettre en cause que nos interlocuteurs.

Notre conseil : partez du principe qu’il n’y a pas de modèle culturel plus efficace qu’un autre, et que chaque interlocuteur (vous y compris) doit accepter de sortir de sa zone de confort pour créer une vraie relation d‘égal à égal.

LES STÉRÉOTYPES

Les Allemands sont organisés, les Espagnols sont toujours en retard, les Français parlent trop pour ne rien dire…. Vous trouverez sur internet des centaines d’articles qui vous résumeront les principales caractéristiques auxquelles s’attendre lorsque l’on se retrouve à collaborer avec telle ou telle nationalité de professionnels. Certes, certaines de ces informations peuvent être pertinentes, mais penser que la communication interculturelle se résume à une liste de stéréotypes est une idée simpliste (et peu intéressante à mon humble avis). Nous enfermons ainsi « les autres » dans des catégories bien commodes, effaçant les différences individuelles de nos interlocuteurs.

Notre conseil : gardez ces lignes directrices à l’esprit, mais ne les laissez pas vous aveugler. Prenez le temps de réellement découvrir vos interlocuteurs sans a priori, pour les voir tels qu’ils sont réellement et individuellement, en dehors du stéréotype qui colle à leur culture.

LA RÉSISTANCE AU CHANGEMENT

Quand nous commençons à travailler avec des interlocuteurs et professionnels étrangers, peu d’entre nous anticipent à quel point cette expérience peut nous changer profondément. Souvent, nous nous lançons dans l’aventure avec une envie « d’évangéliser les autres » et de faire triompher notre point de vue sans se remettre en question. Une fois le « choc culturel » passé, si on accepte de réellement dialoguer et échanger, on se rend compte de la richesse des divergences de point de vue et on en sort grandit.

Notre conseil : gardez l’esprit ouvert, acceptez de remettre en cause vos manières de faire et de réfléchir, écoutez réellement ce que les autres ont à dire avant de partager votre opinion… vous apprendrez bien plus que vous ne le pensiez.

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